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RDC – Goma en deuil : plusieurs civils tués par balles dans une nouvelle vague de violences armées
Goma, 17 mai 2025 – Une nuit d’horreur a encore frappé la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où quatre personnes ont été abattues, vendredi 16 mai...
AkondaNews3 min de lecture
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Goma, 17 mai 2025 – Une nuit d’horreur a encore frappé la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où quatre personnes ont été abattues, vendredi 16 mai, aux environs de 19h30, dans la commune de Karisimbi, précisément dans le quartier Katoyi, semant une fois de plus la panique dans une ville déjà éprouvée par l’insécurité chronique.
Selon les informations recueillies par Akondanews.net, les assaillants, non identifiés et circulant à moto, ont ouvert le feu sans sommation sur plusieurs civils, près de la mosquée Katindo, dans une zone communément appelée « chez Bikelenge ». Victimes civiles ciblées en pleine rue La première victime de cette attaque ciblée a été le gérant d’une boutique, exécuté à bout portant. Les assaillants ont ensuite visé trois autres personnes se trouvant à proximité, toutes tuées sur le champ. Parmi les victimes figureraient un pharmacien ainsi que trois de ses clients. Les sources locales ont identifié les victimes suivantes : • Paluku Mbuyi Jerry • Kito Kasongo Lambert, surnommé Bauer L’identité des autres victimes reste à confirmer officiellement. Ces assassinats en série, en plein cœur de la ville, ont plongé la population dans un climat de terreur et d’incompréhension. Autres attaques signalées dans la même zone Quelques heures plus tôt, vers 16 heures, une autre attaque a été signalée à moins de 100 mètres du lieu du drame. Ngabo Andrée, une civile, a été grièvement blessée par balle après avoir été prise pour cible par trois hommes armés sur une moto, qui se sont ensuite volatilisés dans la nature. Elle a été prise en charge dans une structure sanitaire de la ville, selon nos correspondants. Par ailleurs, au petit matin du samedi 17 mai, les habitants du quartier Kyeshero, dans la cellule CCLK, ont découvert avec stupeur les corps sans vie de deux cadres de base : un chef de cellule et un chef de dix maisons, exécutés par balles. L’assassinat de ces autorités locales, sur fond de tension communautaire et de violences ciblées, alimente les soupçons d’un plan de déstabilisation plus vaste. Une insécurité urbaine de plus en plus incontrôlable Ces événements tragiques relancent une fois de plus le débat sur l’effondrement sécuritaire dans la ville de Goma. Depuis l’occupation partielle de la province par les rebelles de l’AFC/M23, aucune revendication officielle n’a été faite concernant cette série d’assassinats. Toutefois, les habitants redoutent un climat de terreur urbaine alimenté par la prolifération des armes et la porosité des dispositifs de sécurité. « Il n’est plus possible de circuler à la tombée de la nuit. La peur est permanente, même dans les quartiers centraux. Il faut un renforcement immédiat de la sécurité, de jour comme de nuit », confie un habitant sous le choc. Appel au renforcement de la sécurité La société civile, les chefs de quartier et les organisations locales appellent les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes : • Renforcement des patrouilles nocturnes et diurnes dans les zones à risque ; • Contrôle strict de la détention illégale d’armes par des civils et ex-miliciens ; • Ouverture rapide d’une enquête judiciaire indépendante sur ces assassinats ; • Réhabilitation de la confiance entre forces de sécurité et population, en perte de vitesse depuis plusieurs mois. Goma, déjà fragilisée par des années de conflit armé à ses portes, semble aujourd’hui engloutie par une spirale de violences urbaines incontrôlables. Akondanews.net reste aux côtés des populations civiles, pour documenter, dénoncer et porter à la lumière les tragédies qui continuent de secouer le Nord-Kivu. La rédaction Contact presse : info@akondanews.netTags :AfriqueSociété
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