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Côte d’Ivoire : la PEC-CI alerte sur les dérives électorales et sociales à l’approche de 2025

À moins d’un an des élections présidentielles de 2025, la Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI) hausse le ton. Lors d’une con...
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Côte d’Ivoire : la PEC-CI alerte sur les dérives électorales et sociales à l’approche de 2025

À moins d’un an des élections présidentielles de 2025, la Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI) hausse le ton. Lors d’une conférence de presse tenue le 9 avril à Abidjan, cette coalition regroupant 37 organisations de la société civile a mis en lumière plusieurs préoccupations majeures susceptibles de fragiliser le climat sociopolitique ivoirien.

Au cœur de cette intervention, la liste électorale provisoire remise par la Commission Électorale Indépendante (CEI), jugée non conforme. « Comment comprendre qu’une liste électorale ayant coûté plus de 27 milliards de FCFA contienne autant d’irrégularités ? », s’est interrogé le président de la PEC-CI, Ébrin Yao Rémi. La plateforme dénonce l’inscription de citoyens sans données d'identité complètes, en violation de la loi électorale, et exige un audit immédiat « afin de garantir des élections justes, transparentes et crédibles en 2025 ». Autre sujet d’inquiétude : la montée des tensions politiques. Le climat actuel, décrit comme « délétère », est selon la PEC-CI aggravé par des discours violents et des déclarations prématurées de victoire. « La seule voie de sortie aujourd’hui, c’est un dialogue inclusif impliquant toutes les forces vives de la nation », a insisté M. Ébrin, appelant à la retenue et à la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques. Sur le plan social, la PEC-CI s’est vivement indignée de l’enlèvement de l’enseignant Ghislain Dugary Assi. « C’est une grave violation des droits humains et de la Constitution ivoirienne », a déclaré le président, pointant du doigt un système judiciaire à double vitesse, où les militants syndicaux sont réprimés pendant que d'autres abusent de leur impunité. Concernant l’économie, le prix bord champ du cacao, fixé récemment à 2 200 FCFA/kg, suscite des réserves. « Nous félicitons l’effort du gouvernement, mais ce geste en période électorale soulève des interrogations », a précisé M. Ébrin, rappelant que la PEC-CI avait réclamé un minimum de 2 500 FCFA dès 2024. L’organisation plaide pour des réformes de fond en faveur des planteurs. Également,  la plateforme s’oppose fermement à l’éventualité d’un quatrième mandat présidentiel. « Dans une démocratie, deux mandats suffisent », a tranché M. Ébrin. Il appelle le chef de l’État à respecter sa promesse de 2020 et à « organiser l’élection la plus transparente que la Côte d’Ivoire ait jamais connue ». La PEC-CI avertit également contre toute tentative d’exclusion de candidats sur la base de leur nationalité, dénonçant des pratiques jugées « antidémocratiques ». Dans un contexte où la paix sociale reste fragile, la PEC-CI entend jouer pleinement son rôle de vigie citoyenne. À travers cette sortie, elle réaffirme l’urgence d’un processus électoral crédible, d’un dialogue national inclusif et du respect des libertés fondamentales, pour préserver la stabilité du pays. Serge Kpan, Correspondant Abidjan Akondanews.net
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