Côte d’Ivoire : Pulchérie Gbalet dénonce des « enlèvements » et appelle à la mobilisation spirituelle
La présidente de l’organisation Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), Pulchérie Gbalet, a vivement dénoncé, jeudi, des pratiques qu’elle assimile à des « enlèvements » et à une dérive autoritaire du pouvoir ivoirien, dans une publication diffusée sur sa page officielle. La militante de la société civile affirme notamment que la circulation d’une vidéo présentée comme montrant l’interpellation du prophète David Jérémie constitue, selon elle, un nouvel élément à charge contre les autorités.

Dans un message au ton particulièrement virulent, Pulchérie Gbalet s’en est directement prise au gouvernement, allant jusqu’à qualifier les dirigeants ivoiriens de « terroristes ». Ces accusations, formulées sans éléments de preuve établissant les faits allégués, s’inscrivent dans le discours d’opposition que la militante tient régulièrement à l’égard du pouvoir.
Évoquant plusieurs interpellations récentes, elle affirme que celles-ci sont présentées comme de simples « arrestations » alors qu’elles seraient, selon elle, menées de manière musclée. Elle cite notamment le cas de Gala Kolebi, soutenant qu’une arme aurait été pointée sur son fils âgé de sept ans lors de son arrestation.
« Au regard de plusieurs "enlèvements" musclés qu’ils appellent "arrestations", ceux qui sont de bonne foi comprendront pourquoi j’ai dû partir », écrit-elle, justifiant ainsi son choix de demeurer à l’étranger pour des raisons de sécurité.
La militante rappelle également avoir été incarcérée à deux reprises et assure n’avoir « jamais demandé pardon ». Elle estime que les épisodes judiciaires qu’elle a traversés ont, au contraire, contribué à mettre en lumière ce qu’elle considère comme des insuffisances démocratiques et judiciaires en Côte d’Ivoire.
Pulchérie Gbalet affirme par ailleurs avoir reçu des menaces avant son départ du pays. « Pour lutter, il faut être en vie », souligne-t-elle, défendant l’idée que la prudence ne constitue pas un renoncement au combat citoyen.
Dans la suite de son message, elle prédit la chute des régimes qu’elle qualifie de dictatoriaux, faisant notamment référence à l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré. « Tous les dictateurs finissent TOUJOURS par tomber, d’une manière ou d’une autre ! », écrit-elle.
Au-delà de l’action politique, la figure de la société civile appelle ses partisans à privilégier également le « combat spirituel ». Elle invite notamment les chrétiens à prier pour la Côte d’Ivoire en s’appuyant sur plusieurs psaumes bibliques, citant particulièrement les psaumes 109, 94, 27, 91 et 35.
Cette nouvelle sortie de Pulchérie Gbalet intervient dans un contexte politique ivoirien marqué par de vifs débats autour des libertés publiques, des interpellations de militants et de l’action des forces de sécurité. La militante conclut son message sur une note de détermination, estimant que « le reste viendra » et que l’issue du combat qu’elle revendique ne serait qu’une « question de temps et d’opportunité ».
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