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Burkina Faso : Un Conseil des ministres sous le signe de la souveraineté et de la renaissance africaine

Ouagadougou, 14 mai 2025 — Présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, le Conseil des ministres tenu ce mercredi à Ouagadougou a été marq...
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Burkina Faso : Un Conseil des ministres sous le signe de la souveraineté et de la renaissance africaine

Ouagadougou, 14 mai 2025 — Présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, le Conseil des ministres tenu ce mercredi à Ouagadougou a été marqué par des décisions fortes alignées sur les piliers de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Deux annonces majeures ont retenu l’attention : la résurrection de l’Institut des Peuples Noirs, désormais rebaptisé IPN-Farafina, et la création d’un collège d’enseignement militaire supérieur. Deux outils stratégiques au service de la souveraineté culturelle, idéologique et sécuritaire du Burkina Faso.

L’Institut des Peuples Noirs ressuscité : une flamme panafricaine rallumée Le décret adopté au titre de la Présidence du Faso consacre la création de l’Institut des Peuples Noirs – Farafina (IPN-Farafina), une structure dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion, rattachée directement à la Présidence. Elle incarne, selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, une traduction concrète de la vision du Président Ibrahim Traoré en faveur d’une souveraineté culturelle assumée et d’un panafricanisme revendiqué. L’IPN-Farafina se positionne comme un instrument scientifique, idéologique, diplomatique et culturel, voué à la réaffirmation des idéaux de souveraineté, à la reconstruction des consciences africaines et à la formation d’une élite souverainiste. Il s’agit d’un véritable contrepoids culturel à l’influence néocoloniale, dans une perspective de renaissance africaine. Ce nouvel institut tire son essence d’un projet initié lors de la Révolution d’août 1983 par le Capitaine Thomas Sankara, mais qui, selon les propos du ministre, avait été « effacé dans la dynamique de démantèlement de l’héritage sankariste ». Avec sa résurrection, le gouvernement Traoré revendique l’héritage du leader révolutionnaire tout en l’inscrivant dans une actualisation géopolitique contemporaine. Un Collège militaire supérieur pour renforcer la souveraineté sécuritaire Dans le domaine de la défense, le Conseil a entériné la création d’un Collège d’enseignement militaire supérieur, à travers une modification de l’organigramme du ministère de la Défense. Selon le ministre d’État, Général de Brigade Célestin Simporé, cette institution aura pour vocation de former localement une élite militaire compétente, notamment en stratégie, commandement, gestion de crise et géopolitique. Cette initiative stratégique s’inscrit dans une volonté de souveraineté en matière de formation militaire, avec des programmes adaptés aux réalités nationales et régionales. Elle vise à réduire la dépendance vis-à-vis des académies militaires étrangères, tout en favorisant une coopération renforcée avec les pays de la sous-région. Le futur collège accueillera ainsi des officiers burkinabè mais aussi africains, contribuant à un effort de sécurité collective régionale. Selon le Général Simporé, cette institution contribuera à la professionnalisation durable des Forces armées nationales et à l’amélioration de leur résilience face aux menaces multiformes, dans un contexte sécuritaire régional en constante évolution. Un virage stratégique affirmé Avec ces deux mesures phares, le Conseil des ministres du 14 mai 2025 marque une nouvelle étape dans la refondation de l’État burkinabè. Le retour de l’IPN sous une forme renforcée et la création d’un centre militaire d’excellence confirment la volonté du président Traoré de bâtir un État souverain, maître de ses référents culturels, idéologiques et sécuritaires. À travers ces décisions, le Burkina Faso entend s’affirmer comme un pôle d’émancipation africaine, fidèle à l’esprit révolutionnaire tout en tourné vers l’avenir. Kakaboara, correspondant à Abidjan Akondanews.net
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