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Burkina Faso : le PNUD et Ouagadougou veulent approfondir leur partenariat autour des priorités nationales

Le Burkina Faso entend renforcer davantage son partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans un contexte où les autorités placent le développement endogène, la résilience des populations et la consolidation de la souveraineté au cœur de leur agenda. Cette volonté a été au centre des échanges, lundi 17 août 2026 à Ouagadougou, entre le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et l’administrateur adjoint du PNUD, Haoliang Xu, en visite de travail dans le pays.

Serge Kpan3 min de lecture
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Burkina Faso : le PNUD et Ouagadougou veulent approfondir leur partenariat autour des priorités nationales

La rencontre a porté sur les perspectives de consolidation de la coopération entre le Burkina Faso et le système des Nations unies, notamment sur les moyens d’adapter davantage l’accompagnement international aux priorités définies par les autorités burkinabè.

Cette démarche intervient alors que le pays s’est doté d’un Plan national de développement (PND) 2026-2030, présenté comme un cadre de référence pour la mise en œuvre des politiques publiques et fondé notamment sur la souveraineté, le développement endogène, l’équité, l’inclusion et le partenariat.

La visite de Haoliang Xu intervient également quelques mois après la validation, en février 2026, de trois programmes transformateurs élaborés conjointement par le gouvernement burkinabè et le système des Nations unies.

Ces programmes portent notamment sur la transformation durable des systèmes alimentaires, la stabilisation et la coopération transfrontalière, ainsi que la transition humanitaire-développement-paix. Leur coût global est estimé à environ 1 498,7 millions de dollars, soit plus de 850 milliards de francs CFA, avec l’objectif de renforcer la sécurité alimentaire, la cohésion sociale, la résilience des communautés et les opportunités économiques, particulièrement pour les jeunes et les femmes.

Le PNUD est déjà engagé aux côtés des autorités burkinabè sur plusieurs problématiques liées au développement et à la gouvernance. En mai dernier, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo avait notamment reçu le nouveau représentant résident de l’agence onusienne, Snehal Vasantlal, pour faire le point sur la coopération et examiner les perspectives de renforcement du partenariat autour des priorités nationales.

Les échanges de lundi s’inscrivent ainsi dans une dynamique visant à consolider une coopération davantage fondée sur l’appropriation nationale des politiques de développement. Pour Ouagadougou, l’enjeu consiste à faire en sorte que les interventions des partenaires correspondent aux réalités du terrain et contribuent directement aux objectifs fixés dans les référentiels nationaux.

Cette orientation rejoint le nouveau cadre de coopération des Nations unies avec le Burkina Faso, qui doit prendre le relais du cycle actuel à partir de 2027. Le système onusien a déjà engagé les travaux préparatoires à cette nouvelle étape, à travers notamment une analyse commune du pays et l’évaluation du cadre de coopération en cours.

La rencontre entre Karamoko Jean Marie Traoré et Haoliang Xu apparaît donc comme une nouvelle étape dans cette recomposition du partenariat. Elle pourrait contribuer à rapprocher davantage les programmes du PNUD des ambitions affichées par le Burkina Faso en matière de souveraineté, de développement et de résilience, dans un environnement national toujours marqué par d’importants défis sécuritaires, économiques et sociaux.

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