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Bukavu : l’accès à l’eau suspendu, plus de 3.000 ménages en détresse

La ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, est confrontée à une interruption critique de l’approvisionnement en ea...
AkondaNews2 min de lecture
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Bukavu : l’accès à l’eau suspendu, plus de 3.000 ménages en détresse

La ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, est confrontée à une interruption critique de l’approvisionnement en eau potable, plongeant plusieurs quartiers dans une crise humanitaire croissante. Depuis le vendredi 20 juin 2025, plus de 3.000 ménages répartis dans les quartiers de Panzi, Mudusa, Kasihe, Essence, Cahi, Gyamba et Muhungu, sont totalement privés de cette ressource essentielle.

Selon Mudumbi Mweze, directeur intérimaire de la Regideso au Sud-Kivu, l’arrêt brutal est survenu après que des agents techniques ont été menacés par des hommes armés non identifiés alors qu’ils intervenaient au niveau du captage de Mazigiro. « Nos équipes ne peuvent pas accéder au site pour rétablir le service. L’insécurité est trop grande, et le site est toujours sous surveillance de ces individus armés », a-t-il déclaré aux médias locaux. Cette interruption survient dans un contexte particulièrement critique, marqué par une saison sèche intense et une recrudescence du choléra dans la ville. La coupure d’eau potable aggrave la vulnérabilité des populations déjà confrontées à l’instabilité sécuritaire et à une précarité chronique. Faute d’accès à une eau propre, certaines familles parcourent plusieurs kilomètres pour puiser dans des sources à risque, exposant enfants et personnes âgées à des maladies hydriques. Dans une ville où le choléra a déjà été signalé dans les trois communes, l’impact sanitaire de cette coupure pourrait être dramatique si rien n’est fait. Le manque d’eau potable compromet l’hygiène de base, la préparation des repas et accentue les risques de contamination en chaîne. Les autorités locales, dépassées par les circonstances, appellent les ONG humanitaires et les acteurs de la protection civile à une intervention d’urgence. Le retour de la sécurité autour du site de captage de Mazigiro est également un préalable indispensable à toute reprise du service. Face à cette urgence silencieuse, le silence ou l’inaction ne sont plus une option. La réouverture de l’accès à l’eau potable à Bukavu doit devenir une priorité humanitaire immédiate. Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.net
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