Politique
Appel à la réconciliation et à la réforme institutionnelle : Gnangbo Kacou alerte sur les enjeux critiques de 2025
Dans un discours poignant adressé à la nation, GnangboKacou, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a tiré la sonnette d’alarme...
AkondaNews3 min de lecture
Partager :

Dans un discours poignant adressé à la nation, GnangboKacou, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a tiré la sonnette d’alarme sur les fractures politiques et sociales qui menacent la stabilité de la Côte d’Ivoire. Évoquant avec gravité les erreurs du passé et les risques d’un présent tumultueux, il appelle à un sursaut collectif pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence et l’autoritarisme.
Gnangbo Kacou commence par rappeler le traumatisme de 2020, marqué par un « troisième mandat inconstitutionnel imposé dans la douleur, la controverse et le sang ». Avec plus de 80 morts et des centaines de blessés, cette crise, selon lui, a « porté atteinte à l’âme de la démocratie ivoirienne », sacrifiée pour permettre à « un homme, pourtant non éligible, de se maintenir au pouvoir en usant de tous les leviers de l’appareil d’État ». Une violation constitutionnelle qui, insiste-t-il, a laissé des séquelles profondes dans le tissu social. Aujourd’hui, à trois mois du dépôt des candidatures pour la présidentielle de 2025, l’opposant dénonce une répétition des mêmes schémas. « Les mêmes pratiques refont surface », affirme-t-il, déplorant que « le pouvoir en place tente, par des moyens détournés, d’éliminer de la course quatre figures majeures de l’opposition : Charles Blé Goudé, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Tidjane Thiam ». Ces manœuvres, qualifiées de « visibles de tous », risquent, selon lui, de priver le scrutin de crédibilité et d’alimenter un climat de défiance. Pour briser ce cycle de crises, GnangboKacou propose une refonte institutionnelle audacieuse : la création d’un « État fédéral de groupement de territoire ». Ce modèle, explique-t-il, pourrait stabiliser durablement le pays en reconnaissant ses diversités régionales et en désamorçant les tensions identitaires. « La Côte d’Ivoire a 65 ans, mais elle continue sa crise d’adolescence. Ça suffit ! Notre nation a trop souffert », lance-t-il, plaidant pour un « changement de paradigme » ancré dans l’inclusion et la justice. Il place la jeunesse au cœur de sa vision, la décrivant comme un « don du ciel ». « Chaque jeune, quel que soit son origine, sa religion ou son milieu social, doit avoir une chance de compétition face au reste du monde : savoir, formations, maîtrise des technologies, recherche et développement », insiste-t-il. Son ambition ? Faire du « Made in Côte d’Ivoire » une référence mondiale, génératrice d’emplois dignes et libérée des dépendances économiques. Dans un appel direct au président Alassane Ouattara, GnangboKacou exige un « acte fort pour la paix » : « Je vous demande solennellement, avec toute l’humilité qui m’anime, de faire voter sans délai une loi d’amnistie permettant à tous les leaders politiques d’être candidats. Ce n’est qu’ainsi que l’élection à venir pourra être juste, inclusive et transparente. » Une condition sine qua non, selon lui, pour apaiser les tensions et garantir un processus électoral crédible. Pour incarner cet espoir, il annonce une « longue marche solitaire » à partir du 15 juin 2025, depuis la frontière centre-ouest du pays jusqu’à la place de la République à Abidjan. « Cette marche, intitulée "Sauvez la paix – Sauvez la République", est celle du peuple. Celle de tous ceux qui refusent de voir mourir notre République », déclare-t-il, symbolisant ainsi son combat contre l’exclusion politique et les manipulations légales. GnangboKacou conclut par un message empreint d’urgence et d’espoir : « L’échéance d’octobre 2025 doit marquer un tournant : celui d’une Côte d’Ivoire réconciliée, libre, égalitaire et tournée vers la prospérité. Aucune République ne peut vivre dans l’injustice permanente. » Alors que le pays s’approche d’un carrefour historique, son plaidoyer résonne comme un ultime avertissement : sans réconciliation et sans réformes courageuses, la démocratie ivoirienne restera en sursis. Serge Kpan, Correspondant à Abidjan Akondanews.netTags :Politique
Commentaires (0)
Articles liés

International
L’Union européenne engage 90 milliards d’euros pour l’Ukraine et renforce la pression sur Moscou

International
Pretoria hausse le ton : l’Afrique du Sud refuse la diplomatie des sommets imposés

Economie
Air Tanzania ouvre la ligne Dar es Salaam–Moscou : un nouveau signal stratégique entre l’Afrique et la Russie

Politique