Afrique : le Président Félix Tshisekedi se félicite des avancées de la RDC en matière démocratique

Malgré  la situation que vit la population africaine suite à la situation sécuritaire et économique qui fragilisent le continent africain, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’Union Africaine, s’est félicité des avancées de la démocratie en Afrique, notamment dans son pays dans son exposé, lors du « Sommet pour la démocratie, la lutte contre la corruption et la protection des droits de l’homme », organisé depuis Washington, jeudi par visioconférence, à l’initiative du Président américain, Joe Biden.

Le Président congolais, qui compte parmi les quelques 111 dirigeants des pays du monde invité à participer à ces assises programmées du 9 au 10 décembre, a cité, parmi ces efforts consentis par la RDC, le renforcement de la démocratie à travers, notamment, la libération des prisonniers politiques, le retour au pays des exilés politiques, la liberté d’expression, la lutte contre l’impunité et la toute première passation pacifique du pouvoir.

Le Chef de l’État a également évoqué, note-t-on, le renforcement des mécanismes pour la protection des Droits de l’homme et des médias, le rôle joué par l’Inspection générale des Finances (IGF) et l’Agence pour la prévention et la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, notamment dans le secteur minier.

Reconnaissant le niveau de la démocratie en Afrique, le Président Biden a, dans son adresse aux participants depuis la Maison Blanche, avant d’ouvrir les débats, fait remarquer qu’il n’a pas initié cette rencontre en » donneur de leçons », mais plutôt « dans le but de renforcer la démocratie dans le monde, de protéger les médias et les droits de l’homme ainsi que de partager les expériences ».

Ce sommet auquel prennent part virtuellement plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement, des dirigeants d’organisations internationales et la société civile est une promesse faite par Joe Biden, pendant sa campagne électorale, d’organiser une grande rencontre du genre, avec pour objectif de faire face aux menaces pesant sur les valeurs démocratiques.

Aussi, ce sommet qui se veut, selon la Maison Blanche, révélateur du combat entre les démocraties et les régimes autocratiques, s’est déroulée autour de trois thèmes, à savoir la défense contre l’autoritarisme, la lutte contre la corruption et la promotion des droits de l’homme, la démocratie étant présentement confrontée à « des défis importants et inquiétants ».

« Je ne pouvais, à mon accession au pouvoir, m’imaginer le degré de corruption qui rongeait mon pays », a par ailleurs fait savoir le président Felix Tshisekedi sur ce point. Et d’expliquer les mesures mise en place grâce à l’appui de l’IGF pour lutter « contre cette gangrène » pendant que l’opinion congolaise continue de dénoncer plusieurs formes de corruption dans son cercle  et au sein des deux chambres de parlement.

Felix Tshisekedi, dont l’ODEP accuse chaque mois de dépassement budgétaire,  affirme avoir  les moyens nécessaires pour le développement économique et social de la population, «  j’ai engagé une lutte sans merci contre cette gangrène. Le renforcement de l’IGF qui est jugé comme un instrument du pouvoir en place pour réduire la capacité de ceux cela, qui ont des intentions présidentielles, cas de Moise Katumbi et MATATA MPNYOYO, et la lutte qu’elle mène sans désemparer contre les réseaux mafieux bien installés en RDC. »

On voit par exemple que certains dirigeants comme Yaya Jammeh ont dû quitter le pouvoir en raison de rapports de corruption établis et les élites qui pratiquent la grande corruption ferment les yeux sur la petite corruption car cela les arrange bien. Cela permet de ne pas avoir une vraie politique africaine et de justice sociale, laisse entendre Sara Brimbeuf.

Pour Ali Idrissa de la coalition « Publiez ce que vous payez », difficile de gagner la bataille si ceux qui doivent la mener sont eux-mêmes corrompus.

« Ceux qui sont censés mener la lutte sont à des postes de responsabilité. Des ministres et des Premiers ministres ont été cités dans des affaires de corruption et sont à des postes de responsabilité pour lutter contre la corruption. Ça ne peut que rester au stade des discours. On ne peut pas dire qu’on lutte contre la corruption en mettant des corrompus à des postes où ils doivent lutter contre la corruption ».

Sur le continent, les Etats cités comme étant les moins corrompus sont surtout des petits pays comme les Seychelles, le Botswana et le Cap-Vert, des modèles démocratiques. Mais aussi le Rwanda, en dépit des critiques contre le président Paul Kagame sur la question des droits de l’homme.

Raphael LUMOO

Akondanews.net

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