Afrique : Convoitées, les mines de l’Angola, la RDC et la Tanzanie, font courir de nombreux investisseurs

Matières premières importantes pour la survie de diverses industries, les mines africaines constituent toujours un centre d’intérêt particulier pour les firmes internationales. Or, cuivre, diamant, … tour d’horizon (non exhaustif) des derniers deals.

Il y a quelques mois encore, les autorités angolaises vantaient leur destination pour les investissements miniers et il semble que cette opération de séduction commence à porter ses fruits. Du 16 au 29 décembre, la société publique angolaise de négoce de diamants (Sodiam) organisera une importante vente aux enchères de diamants bruts dont certains proviennent de la mine de Catoca, la quatrième plus grande mine à ciel ouvert au monde. Sur la liste figurent également deux diamants roses dont la valeur est estimée à plus 20 millions de dollars, selon des sources officielles.

A côté, De Beers prépare ses pourparlers avec le gouvernement de Luanda pour convenir d’un accord d’exploration aurifère dans le nord-est du pays. Se disant encouragé par les récentes réformes, le conglomérat minier sud-africain a récemment soumissionné pour l’acquisition de licences. « L’Angola a fait des progrès significatifs vers la création d’un environnement d’investissement stable et plus prévisible dans lequel le peuple angolais peut directement bénéficier d’un investissement étranger direct accru », a déclaré par voie de communiqué Bruce Cleaver, PDG de De Beers Group, soulignant que l’activité de sa firme en Angola tiendrait compte de la donne environnementale et des communautés locales.

La plus grande fonderie d’Afrique d’ici 2024 en RDC

En République démocratique du Congo (RDC), le chinois Zijin Mining va investir 769 millions de dollars dans la construction d’une fonderie pour son projet de cuivre Kamoa-Kakula aux côtés du canadien Ivanhoe Mines. Avec une mise en service prévue d’ici 2024, cette unité devrait fabriquer du blister, une forme de cuivre partiellement purifiée. Elle devrait démarrer avec une capacité de production de 500 000 tonnes par an, ce qui en fera la plus grande fonderie de cuivre d’Afrique.

L’Australie démontre également un intérêt particulier pour le secteur minier congolais qui arrive en tête des secteurs qui intéressent ce pays-contient. Son ambassadrice Bronte Moules a rencontré en novembre la ministre des Mines, Antoinette Samba Kalambayi, pour justement évoquer les opportunités à saisir pour les investisseurs australiens.

Barrick Gold s’étend en Tanzanie

En Tanzanie, Barrick Gold étend son empreinte. Le minier canadien vient de décrocher six nouvelles licences via sa co-entreprise locale et prévoit d’y investir au-moins 9 millions de dollars. Déjà détenteur de North Mara, une mine d’or à ciel ouvert et souterraine située au nord du pays, Barrick Gold quant à l’avenir du secteur dans le pays.

L’australien Galileo dans le cuivre/or zambien dès 2022

Firme australienne cotée à la London Stock Exchange (LES), Galileo vient d’acquérir 50% de Shinganda, un projet minier de cuivre et d’or. Les travaux d’exploration seront lancés « au début de la nouvelle année », selon Collin Bird, PDG de Galileo, qui parie sur le haut potentiel de cette mine dans laquelle la firme est prête à investir davantage en capital.

Raphael lumoo

Akondanews.net

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