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L’Afrique australe franchit une étape décisive dans la lutte contre le VIH/Sida. L’Afrique du Sud, l’Eswatini et la Zambie ont conjointement lancé une campagne de prévention basée sur le lénacépavir, un antirétroviral de nouvelle génération administré seulement deux fois par an.
Ce traitement, dont l’efficacité dépasse les 99,9 %, marque un tournant pour un continent qui porte à lui seul 52 % de la charge mondiale du VIH, selon les données de l’ONUSIDA.
Lancé pour la première fois en Afrique dans le royaume d’Eswatini déjà pionnier dans l’accès au lénacépavir ce déploiement est désormais élargi à deux autres pays à forte prévalence, dans une démarche régionale inédite.
« Nous passons d’un traitement quotidien contraignant à une protection semestrielle. C’est une révolution dans la prévention, surtout pour les populations les plus exposées », a déclaré un responsable du ministère de la Santé sud-africain, saluant cette avancée comme un « espoir renouvelé pour des millions de vies ».
Le lénacépavir, développé initialement comme traitement pour les personnes vivant avec le VIH, est aujourd’hui également utilisé comme prophylaxie pré-exposition (PrEP), notamment chez les jeunes femmes, les adolescents et les groupes à risque.
Cette initiative régionale s’inscrit dans les objectifs 2030 de l’Union africaine visant à éliminer le VIH comme menace de santé publique.
Les campagnes de sensibilisation, la formation des personnels de santé et l’accessibilité au traitement seront renforcées dans les semaines à venir, selon les ministères concernés.
Alors que les regards se tournent vers d’autres pays du continent, cette innovation thérapeutique représente un espoir tangible pour des millions de personnes et redonne de l’élan à la lutte contre une pandémie qui dure depuis plus de quatre décennies.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net