|
Lecteur Audio
Getting your Trinity Audio player ready...
|
À Aboisso, dans le Sud-Comoé, le bloc opératoire du Centre Hospitalier Régional (CHR) tourne à plein régime. Sous l’impulsion du Député-Maire Jérémie N’Gouan Alfred, une vaste campagne de chirurgie gratuite redonne le sourire à des centaines de malades souffrant de hernies et du goitre. Entre soulagement et reconnaissance, notre correspondant a suivi ce marathon médical.

Le silence habituel des couloirs du CHR d’Aboisso a laissé place, ce week-end, à une effervescence particulière. Depuis le vendredi 20 mars 2026, des dizaines de patients, venus parfois de contrées lointaines, voient enfin le bout du tunnel. Pour beaucoup, ces pathologies — hernies et goitres — étaient devenues des fardeaux financiers et sociaux insupportables.
Ils étaient plus de 100, dès le premier jour, à passer entre les mains expertes de l’Association des chirurgiens en vidéo-endoscopie chirurgicale d’Abidjan (A.C.V.C.A). Une mobilisation humaine et technique sans précédent pour la région.

Au chevet des malades, le Député-Maire Jérémie N’Gouan Alfred ne cache pas sa satisfaction devant l’affluence record :
« Leur bien-être reste une priorité. Je note avec satisfaction la forte affluence enregistrée, signe du besoin réel de nos concitoyens pour cette initiative. »
LES TÉMOIGNAGES
Lassina, 45 ans, opéré d’une hernie récurrente :
« Cela faisait trois ans que je traînais cette douleur. En tant que planteur, je ne pouvais plus travailler correctement. Je n’avais pas les moyens de payer l’opération en clinique. Aujourd’hui, je me sens léger, comme si on m’enlevait une pierre du corps. Merci au Maire pour ce cadeau de santé. »
Dame Aminata, mère d’une jeune fille opérée du goitre :
« Voir ma fille avec cette bosse au cou me brisait le cœur, elle subissait les moqueries à l’école. Nous avons été enregistrés lors de la première phase du 8 au 13 mars, et aujourd’hui l’opération est finie, gratuitement. C’est un grand soulagement pour notre famille. »
Le frère d’un patient en salle de réveil :
« On s’inquiétait pour la prise en charge, mais le personnel est mobilisé. On sent que chaque patient est traité avec dignité. Voir les autorités venir nous saluer jusque dans nos lits, ça nous donne de la force. »

Lancée par une phase de recrutement intensive du 8 au 18 mars 2026, cette campagne sociale majeure se poursuit jusqu’au dimanche 22 mars. Elle démontre que, face aux déserts médicaux et au coût élevé des soins spécialisés, les initiatives locales restent un levier indispensable pour l’amélioration des conditions de vie des populations du Sud-Comoé.
Abossia de Ferké
Akondanews.net