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Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) s’apprête à vivre un moment charnière de son évolution politique avec l’organisation, les 16 et 17 mai prochains, de la quatrième édition de sa « fête de la Renaissance », couplée à son premier congrès ordinaire.
Dans un contexte marqué par son absence aux dernières élections présidentielle et législatives, cette double rencontre est présentée par les responsables du parti comme une étape stratégique visant à redynamiser ses structures et à redéfinir ses orientations.
Pour les militants du PPA-CI, cette célébration reste fortement symbolique, renvoyant à « l’acquittement définitif de Laurent Gbagbo par la Cour pénale internationale, prononcé le 31 mars 2021 », un événement fondateur dans l’histoire récente du parti.
Mais au-delà du souvenir, les organisateurs entendent donner à cette édition une portée plus large. Selon Emmanuel Monnet, président du comité d’organisation, il s’agit également de porter des revendications politiques, notamment « la libération des personnes détenues après le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025 », estimées à environ 1 600 individus par le parti, condition jugée essentielle pour une réconciliation nationale durable.
En parallèle des festivités, le PPA-CI tiendra son premier congrès ordinaire, au cours duquel seront examinées des questions majeures liées à la structuration interne et à l’organisation future du parti. Plusieurs cadres ont d’ores et déjà exprimé publiquement leur souhait de voir Laurent Gbagbo reconduit à la tête de la formation politique.
Les dirigeants du parti attendent de cette séquence un moment de clarification et de consolidation, alors que l’absence aux derniers scrutins a suscité des interrogations sur son positionnement sur la scène politique nationale.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net