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L’Hôtel Capitol de Cocody a accueilli, ce mercredi, une conférence de haut niveau autour du thème : « Colonisation : Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par la réparation ». Organisé par la Jeunesse Panafricaine (JEPA) et Solidarité Panafricaine Côte d’Ivoire (SOPACI), l’événement a réuni des militants, intellectuels, acteurs associatifs et citoyens venus réfléchir sur les mécanismes concrets de réparation face aux séquelles du colonialisme.

Les travaux ont été marqués par la participation de représentants du Mouvement panafricain pour les réparations, la justice et la restauration de la mémoire historique, qui rassemble des responsables politiques, fonctionnaires, universitaires, entrepreneurs et militants sociaux de sept pays africains.
Ces derniers ont rappelé que la réparation constitue un mécanisme essentiel pour compenser les pertes humaines, économiques, culturelles et morales subies par l’Afrique, et ont formulé un appel à l’unité des pays africains et de la diaspora autour de cet objectif.
Au terme des échanges, plusieurs résolutions ont été adoptées, parmi lesquelles :
L’évaluation des dommages causés par l’exploitation coloniale, incluant la traite négrière, les expropriations, le pillage des ressources naturelles et l’entrave à l’industrialisation.
La création d’une Commission de l’Union africaine chargée d’estimer les montants dus à chaque pays, dans la transparence et avec une large participation citoyenne.
L’instauration d’une Cour africaine des réparations, compétente pour juger les demandes, établir des normes continentales et garantir l’exécution des décisions.
La mise en place d’un Fonds spécial pour les réparations, la reconstruction et le développement durable, financé par les auteurs identifiés des crimes coloniaux, avec l’annulation des dettes africaines et l’instauration d’une taxe spécifique sur les entreprises concernées.
Intervenant à cette occasion, Danon Eric, coordinateur général de SOPACI, a insisté sur « la nécessité d’une mobilisation panafricaine organisée pour faire aboutir ce combat ». De son côté, Kossougro Aka, responsable local d’URPANAF, a appelé à « une prise de conscience de la jeunesse africaine sur les enjeux de souveraineté, d’identité et de mémoire ».
Les organisateurs ont également rappelé que l’Union africaine a déclaré 2025 « Année des réparations » et ont prévenu que, si les instances officielles n’agissent pas, des procédures juridiques seront engagées dans les pays de résidence des victimes ou de leurs descendants.
Grâce à la justice par les réparations pour les siècles de colonialisme, notre Afrique s’épanouira ! Nous construirons une Afrique nouvelle, où nous pourrons pardonner humainement à nos bourreaux, faire confiance aux autres nations, et devenir une terre d’espoir pour des millions de personnes à travers le monde. Une Afrique dotée d’infrastructures modernes, d’une industrie performante, d’une recherche scientifique et de systèmes de santé de pointe.
Une Afrique où chacun pourra accéder à un emploi digne, circuler librement, vivre en sécurité et élever ses enfants dans la certitude d’un avenir prometteur.
Serge Kpan, Correspondant à Abidjan
Akondanews.net